je sais bien

je sais bien ce que vous pensez: vous vous dites « ce monsieur fait semblant de deviser sur un tas de sujets mais au fond ce blog n’est fait que pour lui, il se parle à lui même pour dire à quel point il est intéressant et toutes ces lignes sont une sorte d’autocélébration« .

Je sais que vous penserez que lorsque j’écris qu’il y a beaucoup à admirer chez une personne ordinaire, c’est que je parle pour moi, et je ne saurais vous donner tort.

1 (43)On reproche aux gens de parler d’eux-mêmes. C’est pourtant le sujet qu’ils traitent le mieux. Ils s’y intéressent et ils nous font souvent partager cet intérêt.

Rarement un artiste est si bien inspiré que lorsqu’il se raconte, se sculpte ou se peint.

Il n’y a pas plus de critique objective qu’il n’y a d’art objectif, et tous ceux qui se flattent de mettre autre chose qu’eux-mêmes dans leur œuvre sont dupes de la plus fallacieuse illusion.  La vérité est qu’on ne sort jamais de soi-même. C’est une de nos plus grandes misères. Nous sommes enfermés dans notre personne comme dans une prison perpétuelle.

Ce que nous avons de mieux à faire, ce me semble, c’est de reconnaître de bonne grâce cette grotesque condition et d’avouer que nous parlons de nous-mêmes chaque fois que nous n’avons pas la force de nous taire.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de dire ce qu’on est. Je crois au contraire que les confidences des gens ordinaires sont bonnes à entendre.

Mais vous aurez tort de sourire si vous ne me laissez pas le temps de m’expliquer. Car ce que j’admire –ce que nous admirons tous en réalité – c’est à travers chaque expérience individuelle  l’universalité de la pensée et de la puissance de l’esprit humain.

Nous sommes obligés, malgré la superficialité  de notre esprit, de reconnaître la parenté qui lie ces  autres intelligences à la nôtre et de saluer en elles…. nous mêmes.

Peut-être ai-je l’air de dire des choses que tout le monde sait : il n’est pas inopportun, de les rappeler, car si beaucoup de ces choses connues de tout le monde, elles sont aussi bien de celles auxquelles presque personne ne pense.

 Nous avons besoin être heureux dans ce pays des merveilles.

1 (32)Avec plus ou moins de maladresse, des millions d’habitants de cette terre ou j’habite , peintres, sculpteurs ou musiciens amateurs, tentent de façonner des choses de beauté.

J’ai été élevé dans ces travaux humbles et simples par les petites créations de mes parents, l’un écrivait, l’autre sculptait, dont je suis seul à garder le souvenir. Et ces modestes créations m’inspirent de la joie.

Quand je n’existerai plus, elles seront comme si elles n’avaient jamais été.

il en sera de même pour ces tableaux auxquels j’attache tellement d’importance.  Mais en attendant mon âme est toute pleine de ces modestes reliques. Ces pieux restes, qui seraient si méprisés par les personnes importantes traduisent un miracle permanent que personne ne soupçonne. La recherche permanente de la beauté, la face cachée du bonheur.

L’une des plus belles phrases que je connais est celle ci, de Descartes  » L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. L’univers n’a pas besoin de  s’armer tout entier pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de peindre ou de sculpter. Je crois au contraire que les créations des gens ordinaires sont bonnes à entendre, voir et admirer. Leur vie est obscure, leur âme est naïve mais le peu qu’ils ont  fait a embelli l’univers.

Le geste d’art qu’ils font,  dans l’ignorance générale, est la plus héroïque des justifications de l’homme dans ce monde parce qu’elle est gratuite.

Gratuite, entendez vous messieurs Arnault,  Pinault et vos semblables?

Tout le reste, vraiment tout le reste, l’argent, la gloire, la position sociale,  le pouvoir que nous accumulons frénétiquement dans cette vie terrestre et que nous laisserons bientôt à d’autres, se résume dans cette comptine qu’on chante aux petits enfants ;

« Ainsi font, font, font les petites marionnettes

Trois petits tours Et puis s’en vont. »

Assez de bavardages

Assez de bavardages !!!

Ainsi que l’exige la plus élémentaire politesse il faut bien que je mette quelques mots pour expliquer ce que je cherche depuis si longtemps sur le chemin ou vous me faites le plaisir de l’accompagner quelques pas et dont ces œuvres marquent les étapes.

Je suis partagé sur la nécessité d’expliquer un minimum les tableaux que vous avez sous les yeux, nécessité sans laquelle vous allez vous trouver face à des mélanges hétéroclites d’images aux inspirations diverses et d’être heurtés peut être par les représentations que vous penserez « religieuses » alors qu’elles ne sont pour moi que la représentation de l’au-delà.

Si cela intéresse quelqu’un,  j’espère cependant que je pourrai m’expliquer sur le sujet de la mort, autour duquel tout cela tourne.

Mais rien n’est plus opposé à la valeur spirituelle d’une œuvre que la peine qu’on se donne pour l’exprimer d’une manière singulière ou pompeuse et  rien ne la dégrade plus  que l’artiste qui fait sa publicité.

Les explications rendent le sens de l’œuvre léger, délié, sans consistance, comme la feuille d’or dont je me sers, qui ne prend de l’éclat qu’en perdant de la solidité.

Le style grave des idées éternelles : les commentaires et les explications ne tracent que des paroles. Alors trêve de bavardages, place au silence.

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Il n’y a rien qui échoue mieux que le succès

Au surplus je relie le reflux de l’art avec le reflux de l’idée de Dieu dans les civilisations occidentales.
Je ne veux pas dire la cosmogonie ou les élucubrations religieuses de toutes les religions du monde, mais le sens de l’absolu.
L’ agonie de Dieu a provoqué la mort de l’art qui lui était consubstantiel.

 

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La fonction de l’art était d’accompagner cette aspiration au sublime, et l’art est une chose très pratique et importante pour les hommes parce qu’elle dit leur vision personnelle de l’univers. Rien ne permettait mieux son expression que la représentation religieuse

A présent qu’il est tout aussi mauvais goût d’être un chrétien avoué que de se dire désolé devant les pesantes productions que nous impose le gout de monsieur Pinault, cette émancipation religieuse nous a emmuré dans un cachot de silence comme dans une tour de Siloé.

La plupart des hommes pense que pour apprécier une personne amie ou ennemie il faut connaitre ses revenus ou ses diplômes ou son caractère . Mais il y a certaines personnes, cependant–et je suis l’une d’entre elles—qui pensent que encore plus important de connaître la manière dont il conduit sa vie.

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Nous pensons que la question n’est donc pas de savoir si madame la ministre de la culture ou madame l’adjointe au maire chargée de la culture apprécie les horreurs d’artistes consacrés qu’elle soutient à grand renfort de subventions publiques, mais de savoir que la manière dont elle aide la véritable création, celle qui mûrit humblement dans une chambre de bonne à Paris, en dit beaucoup sur sa vision du monde.
En fait la raison de la politique de la goujaterie de l’art moderne est très évidente. Le Blasphème est un effet artistique, et le Blasphème contre le caractère sacré de la Beauté est le premier de tous les blasphèmes parce que la Beauté est l’une des épiphanies de Dieu, avec la Sagesse et la Force .

Si quelqu’un doute de cela, qu’il s’asseye et regarde sérieusement le système des subventions aux artistes amateurs. Quoi l’art , cette étincelle divine apparaîtrait que chez les fonctionnaires des beaux-arts ? Les notables de la culture ? Qui pourrait raisonnablement croire en cela ?

 

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Rien dans cet univers n’est plus sage que la sagesse populaire. Un homme qui s’interroge pour savoir telle œuvre est prometteuse sans lui laisser le temps de se créer est celui qui ne croira jamais qu’une œuvre humaine ait besoin de temps pour réussir.

J’ai mis quarante ans, à raison de milliers de nuits d’insomnies et consacré tous mes loisirs pour trouver enfin mon style.

 

 

 

 

J’ai eu le gout de la peinture parce que je suis tombé dedans étant enfant. lorsque j’étais devenu littéralement amoureux d’un tableau de Vernet, vous savez, le peintre de marines.
L’achat (ruineux à l’époque pour mon porte-monnaie ) d’une reproduction n’ayant pas comblé mon désir de posséder « la chair » du tableau –je veux dire les coups de pinceau, les empâtements et les traces des regrets qui font véritablement la matière du tableau , j’ai voulu le reproduire, persuadé – avec raison- que la seule manière de bien comprendre un artiste, est de le copier.

 

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Aurais-je été plus vite si on avait reconnu un peu d’intérêt à ce que je faisais il y a des années avant que devant les échecs, j’abandonne mes toiles pour passer mes examens de droit et dans la foulée mes concours ?
Personne ne le saura jamais.

Mais ce que je constate c’est que sur la durée combien de peintres qui auraient pu enrichir le monde ont été relégués à faire comme moi au profit de ceux qui disposaient d’une fortune personnelle ou d’amis puissants susceptibles de les aider à long terme ?
Celui qui compte sur la politique opportuniste du ministère de la culture est comme un homme qui doit abandonner une carrière sportive parce qu’il n’a pas réussi à marquer un but a la première rencontre ou un point au premier assaut.

Il y a un temps pour toute conception humaine ou intellectuelle . Il faut donner à chacun sa chance. Il n’y a rien de plus meurtrier pour la création artistique que cette énorme importance attaché à la victoire immédiate.

En réalité Il n’y a rien qui échoue comme le succès.

« Sutor, ne supra crepidam « 

Autrefois, les dieux se faisaient sur la terre au lieu d’y descendre pour racheter nos fautes, et c’était l’imagination des hommes qui les créait et les plaçait dans l’Olympe.

Ils se laissaient représenter pour stimuler leurs relations avec les hommes mais ils n’en étaient pas moins des dieux.

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D’abord Athènes puis Rome sont nées née du souffle des dieux. Elles ont grandi sous leur regard; pour se rapprocher d’eux, elle ont poussé le culte de la beauté à ses dernières limites et relégué la force parmi les divinités secondaires;

Dans leur naïveté contemplative, elles ont aimé la beauté et voulu vivre avec elle et par elle; elles n’avaient pas cette défiance maladive de la société contemporaine contre la grâce et ne prenaient aucune précaution  contre ses préjugés, ses non-dits réels ou supposés.

Les deux passions de ces peuples, celle de la beauté et celle de la liberté, ont ouvert a l’ art le champ le plus vaste et le plus admirable qu’il ait jamais eu.

Je veux bien reconnaitre que l’artiste n’y avait pas la place sacrée qu’il occupê indurement de nos jours, et qu’on lui accordait si peu de considération qu’ils était payé parfois moins qu’un boulanger ou un ferronnier

Mais, si j’accorde la modicité de sa condition, il faut qu’en revanche on m’accorde l’éclat  des chefs-d’œuvre qu’il a crée en entassant des modèles que des nombreuses générataions suivantes se contenteront de recopier.

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Il est vrai que dans l’antiquité le culte du beau a enlevé souvent la puissance à la force de la composition pour la donner au génie de la reproduction.

Les arts classiques ont été souvent un art de répetition parceque les romains détestaient la nouveauté . Paradoxalement ce cahier des chrages culturel a produit ce qu’il ya de meilleur, plutôt que de erechercher a tout prix l’originalité , les améliorations ont été moins spectavualires mais beaucup  profondes.

Je ne crois pas que la nature a elle seule, à moins qu’elle n’ait la rare fantaisie de créer un prodige, fasse les artistes. Elle donne la matière, fournit l’élan de l’âme, le moule harmonieux où la pensée s’étend;

Mais tous ces dons ne sauraient dispenser de l’art, c’est-à-dire de l’étude, de la comparaison, d’un effort constant et passionné vers la perfection.

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Pline raconte que Campaspe aurait été le premier amour d’Alexandre. Ce dernier aurait demandé à son peintre favori Apelle de faire un portrait nu de la plus chérie de ses concubines, nommée Pancaste.

«  l’artiste à l’œuvre devint amoureux; Alexandre, s’en étant aperçu, la lui donna : roi grand par le courage, à qui une telle action ne fait pas moins d’honneur qu’une victoire »;

Le repect manifesté par le grand roi dvant la beauté témoigne de ce que l’inspiration est vraiment divine.

 

 

 

C’est ce qui faisait dire a Appelle « Sutor, ne supra crepidam  (« Cordonnier, pas plus haut que la sandale »), à un cordonnier qui fier de l’avoir conseillé sur la représentation d’une sandale dans son tableau voulait lui donner des conseils sur le reste de l’œuvre .

les œuvres d’art sont une infinie solitude

« les œuvres d’art sont d’une infinie solitude ; rien n’est pire que la critique pour les aborder seul l’amour peut les saisir les garder et être juste envers elles« .

je sais bien qu’un lecteur pourra s’offusquer de mes émois et trouver que je suis aigri,que je peste contre la terre entière parce que les deux ou trois services pour ce blog que j’ai pu demander,( avec la véritable souffrance que  représente pour moi ce genre de sollicitation )personne ne me les a rendu.

il est vrai que cette phrase de Rainer Maria Rylke aurait du prévenir toutes mes déceptions.

je ne veux pas vociférer contre les gens qui n’aiment pas ce que je fais, c’est bien leur droit de préférer d’autres genres artistiques ou de trouver qu’il y a bien mieux ailleurs.

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Combien de fois ai je envoyé un message en expliquant le travail acharné et sans repos que  je mène depuis quarante ans mais sans envoyer mes œuvres.

un simple message mentionnant quarante ans de labeur, des nuits et des nuits a travailler parce que je n’avais pas pu faire de la peinture mon métier et qu’il fallait bien que je nourrisse ma famille, auraient peut être du susciter une curiosité chez mes interlocuteurs?

En aucun cas. Aucun en m’a même répondu.

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Quand j’étais plus attaché à l’Eglise, je devais déménager et la criante étroitesse de mon appartement me contraignait a me défaire de mes œuvres religieuses. Pour leur éviter la benne à ordure j’avais envoyé les photographies de mes oeuvres à un monastère en leur demandant s’ils voulaient bien les recueillir, un peu comme les pauvresses laissaient leur enfant sur les parvis. Vous savez  ce que m’a répondu le supérieur du monastère? « Qu’il n’avait pas de place ». Pas de Place!

On peut ne pas aimer mon travail et les résultats de ma recherche commencée il y a des dizaines d’années.  Il y a d’ailleurs surement encore beaucoup de travail pour un tout petit peu de temps qui me reste Peut être qu’après tout je m’illusionne sur la valeur de ce que je tente de mettre sous les yeux des galeristes, mais ce qui me dépasse, c’est que parmi tout ceux que j’ai sollicité il n’y en ait pas eu un seul pour se dire qu’un simple encouragement m’aurait sauvé de le lente noyade.

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Ce regard de noyé, ce n’est pas celui de l’artiste voyez vous, mais  de celui qui mis dans la possibilité d’aider son semblable non seulement ne fait rien du tout , et regarde – sans même en ressentir un peu de plaisir- disparaître l’univers que peut porter un artiste.

CA c’est incompréhensible ! ça c’est le crime absolu, et sans doute le véritable et terrifiant péché originel! Ce n’est pas d’avoir cueilli le fruit de l’arbre de la connaissance , c’est de n’en avoir rien fait, comme ces promeneurs qui ramassent un fleur au détour d’un sentier et la jettent quelques pas plus loin.

Cela est vraiment, définitivement, irrémissiblement consternant

« Sutor, ne supra crepidam « 

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Autrefois, les dieux se faisaient sur la terre au lieu d’y descendre pour racheter nos fautes, et c’était l’imagination des hommes qui les créait et les plaçait dans l’Olympe.

Ils se laissaient représenter pour stimuler leurs relations avec les hommes mais ils n’en étaient pas moins des dieux.

D’abord Athènes puis Rome, sont nées née du souffle des dieux. Elles ont grandi sous leur regard. Pour se rapprocher d’eux, elle ont poussé le culte de la beauté à ses dernières limites et relégué la force parmi les divinités secondaires;

Dans leur naïveté contemplative, elles ont aimé la beauté et voulu vivre avec elle et par elle; elles n’avaient pas cette défiance maladive de la société contemporaine contre la grâce et ne prenaient aucune précaution  contre ses préjugés, ses non-dits réels ou supposés.

Les deux passions de ces peuples, celle de la beauté et celle de la liberté, ont ouvert a l’art le champ le plus vaste et le plus admirable qu’il ait jamais eu.

Je veux bien reconnaître que l’artiste n’y avait pas la place sacrée qu’il occupe indûment de nos jours, et qu’on lui accordait généralement si peu de considération qu’ils était payé moins qu’un boulanger ou un ferronnier

1 (7)Mais, si j’accorde la modicité de sa condition, il faut qu’en revanche on m’accorde l’éclat  des chefs-d’œuvre qu’il a crée en entassant des modèles que des nombreuses  générations suivantes se contenteront de recopier.

Il est vrai que dans l’antiquité le culte du beau a enlevé souvent la puissance à la force de la composition pour la donner au génie de la reproduction.

Les arts classiques ont été souvent un art de répétition parce que les romains détestaient la nouveauté . Paradoxalement ce cahier des charges culturel a produit ce qu’il y a de meilleur, car plutôt que de rechercher a tout prix l’originalité , les améliorations ont été moins spectaculaires mais beaucoup plus   profondes.

Je ne crois pas que la nature a elle seule, à moins qu’elle n’ait la rare fantaisie de créer un prodige, fasse les artistes. Elle donne la matière, fournit l’élan de l’âme, le moule harmonieux où la pensée s’étend; Mais tous ces dons ne sauraient dispenser de l’art, c’est-à-dire de l’étude, de la comparaison, d’un effort constant et passionné vers la perfection.

1 (30)il faut que je vous raconte une belle histoire à propos d’un des rares peintres grecs dont le nom nous est parvenu.

Pline raconte que Campaspe aurait été le premier amour d’Alexandre. Ce dernier aurait demandé à son peintre favori Apelle de faire un portrait nu de la plus chérie de ses concubines. «  l‘artiste à l’œuvre devint amoureux; Alexandre, s’en étant aperçu, la lui donna : roi grand par le courage, à qui une telle action ne fait pas moins d’honneur qu’une victoire ».

Le respect manifesté par le grand roi devant la beauté de la concubine et de l’oeuvre témoigne de ce que l’inspiration est vraiment divine pour qu’un aussi grand roi ait fait un si grand sacrifice.  Mais ce qu’un roi comprend, un quidam peut il l’entendre?

C’est ce qui faisait dire a Appelle « Sutor, ne supra crepidam » (« Cordonnier, pas plus haut que la sandale »), à un cordonnier qui tout fier de l’avoir conseillé sur la représentation d’une sandale voulait lui donner des conseils sur le reste de l’œuvre .

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je sais bien ce que vous pensez: vous vous dites « ce monsieur fait semblant de deviser sur un tas de sujets mais au fond ce blog n’est fait que pour lui, il se parle à lui même pour dire à quel point il est intéressant et toutes ces lignes sont une sorte d’autocélébration.

Je sais que vous penserez que lorsque j’écris qu’il y a beaucoup à admirer chez une personne ordinaire, c’est que je parle pour moi, et je ne saurais vous donner tort.

On reproche aux gens de parler d’eux-mêmes. C’est pourtant le sujet qu’ils traitent le mieux. Ils s’y intéressent et ils nous font souvent partager cet intérêt.

Rarement un artiste est si bien inspiré que lorsqu’il se raconte, se sculpte ou se peint.

Il n’y a pas plus de critique objective qu’il n’y a d’art objectif, et tous ceux qui se flattent de mettre autre chose qu’eux-mêmes dans leur œuvre sont dupes de la plus fallacieuse illusion.  La vérité est qu’on ne sort jamais de soi-même. C’est une de nos plus grandes misères. Nous sommes enfermés dans notre personne comme dans une prison perpétuelle.

Ce que nous avons de mieux à faire, ce me semble, c’est de reconnaître de bonne grâce cette grotesque condition et d’avouer que nous parlons de nous-mêmes chaque fois que nous n’avons pas la force de nous taire.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de dire ce qu’on est. Je crois au contraire que les confidences des gens ordinaires sont bonnes à entendre.

Mais vous aurez tort de sourire si vous ne me laissez pas le temps de m’expliquer. Car ce que j’admire –ce que nous admirons tous en réalité – c’est à travers chaque expérience individuelle  l’universalité de la pensée et de la puissance de l’esprit humain.

Nous sommes obligés, malgré la superficialité  de notre esprit, de reconnaître la parenté qui lie ces  autres intelligences à la nôtre et de saluer en elles…. nous mêmes.

Peut-être ai-je l’air de dire des choses que tout le monde sait : il n’est pas inopportun, de les rappeler, car si beaucoup de ces choses connues de tout le monde, elles sont aussi bien de celles auxquelles presque personne ne pense.

 Nous avons besoin être heureux dans ce pays des merveilles.

Avec plus ou moins de maladresse, des millions d’habitants de cette terre ou j’habite , peintres, sculpteurs ou musiciens amateurs, tentent de façonner des choses de beauté.

J’ai été élevé dans ces travaux humbles et simples par les petites créations de mes parents, l’un écrivait, l’autre sculptait, dont je suis seul à garder le souvenir. Et ces modestes créations m’inspirent de la joie.

Quand je n’existerai plus, elles seront comme si elles n’avaient jamais été.

il en sera de même pour ces tableaux auxquels j’attache tellement d’importance.  Mais en attendant mon âme est toute pleine de ces modestes reliques. Ces pieux restes, qui seraient si méprisés par les personnes importantes traduisent un miracle permanent que personne ne soupçonne. La recherche permanente de la beauté, la face cachée du bonheur.

L’une des plus belles phrases que je connais est celle ci, de Descartes  » L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. L’univers n’a pas besoin de  s’armer tout entier pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de peindre ou de sculpter. Je crois au contraire que les créations des gens ordinaires sont bonnes à entendre, voir et admirer. Leur vie est obscure, leur âme est naïve mais le peu qu’ils ont  fait a embelli l’univers.

Le geste d’art qu’ils font,  dans l’ignorance générale, est la plus héroïque des justifications de l’homme dans ce monde parce qu’elle est gratuite.

Gratuite, entendez vous messieurs Arnault,  Pinault et vos semblables?

Tout le reste, vraiment tout le reste, l’argent, la gloire, la position sociale,  le pouvoir que nous accumulons frénétiquement dans cette vie terrestre et que nous laisserons bientôt à d’autres, se résume dans cette comptine qu’on chante aux petits enfants ;

« Ainsi font, font, font les petites marionnettes

Trois petits tours Et puis s’en vont. »

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je sais bien ce que vous pensez: vous vous dites « ce monsieur fait semblant de deviser sur un tas de sujets mais au fond ce blog n’est fait que pour lui, il se parle à lui même pour dire à quel point il est intéressant et toutes ces lignes sont une sorte d’autocélébration« .

Je sais que vous penserez que lorsque j’écris « qu’il y a beaucoup à admirer chez une personne ordinaire« , c’est que je parle pour moi et je ne saurais vous donner tort.

On reproche aux gens de parler d’eux-mêmes. C’est pourtant le sujet qu’ils traitent le mieux. Ils s’y intéressent et ils nous font souvent partager cet intérêt.

Rarement un artiste est si bien inspiré que lorsqu’il se raconte, se sculpte ou se peint.

Il n’y a pas plus de critique objective qu’il n’y a d’art objectif, et tous ceux qui se flattent de mettre autre chose qu’eux-mêmes dans leur œuvre sont dupes de la plus fallacieuse illusion.  La vérité est qu’on ne sort jamais de soi-même. C’est une de nos plus grandes misères. Nous sommes enfermés dans notre personne comme dans une prison perpétuelle.

Ce que nous avons de mieux à faire, ce me semble, c’est de reconnaître de bonne grâce cette grotesque condition et d’avouer que nous parlons de nous-mêmes chaque fois que nous n’avons pas la force de nous taire.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de dire ce qu’on est. Je crois au contraire que les confidences des gens ordinaires sont bonnes à entendre.

Mais vous aurez tort de sourire si vous ne me laissez pas le temps de m’expliquer. Car ce que j’admire –ce que nous admirons tous en réalité – c’est à travers chaque expérience individuelle  l’universalité de la pensée et de la puissance de l’esprit humain.

Nous sommes obligés, malgré la superficialité  de notre esprit, de reconnaître la parenté qui lie ces  autres intelligences à la nôtre et de saluer en elles…. nous mêmes.

Peut-être ai-je l’air de dire des choses que tout le monde sait : il n’est pas inopportun, de les rappeler, car si beaucoup de ces choses connues de tout le monde, elles sont aussi bien de celles auxquelles presque personne ne pense.

 Nous avons besoin être heureux dans ce pays des merveilles.

Avec plus ou moins de maladresse, des millions d’habitants de cette terre ou j’habite , peintres, sculpteurs ou musiciens amateurs, tentent de façonner des choses de beauté.

J’ai été élevé dans ces travaux humbles et simples par les petites créations de mes parents, l’un écrivait, l’autre sculptait, dont je suis seul à garder le souvenir. Et ces modestes créations m’inspirent de la joie.

Quand je n’existerai plus, elles seront comme si elles n’avaient jamais été.

il en sera de même pour ces tableaux auxquels j’attache tellement d’importance.  Mais en attendant mon âme est toute pleine de ces modestes reliques. Ces pieux restes, qui seraient si méprisés par les personnes importantes traduisent un miracle permanent que personne ne soupçonne. La recherche permanente de la beauté, la face cachée du bonheur.

L’une des plus belles phrases que je connais est celle ci, de Descartes  » L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. L’univers n’a pas besoin de  s’armer tout entier pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Je ne crois pas qu’il faille être extraordinaire pour avoir le droit de peindre ou de sculpter. Je crois au contraire que les créations des gens ordinaires sont bonnes à entendre, voir et admirer. Leur vie est obscure, leur âme est naïve mais le peu qu’ils ont  fait a embelli l’univers.

Le geste d’art qu’ils font,  dans l’ignorance générale, est la plus héroïque des justifications de l’homme dans ce monde parce qu’elle est gratuite.

Gratuite, entendez vous messieurs Arnault,  Pinault et vos semblables?

Tout le reste, vraiment tout le reste, l’argent, la gloire, la position sociale,  le pouvoir que nous accumulons frénétiquement dans cette vie terrestre et que nous laisserons bientôt à d’autres, se résume dans cette comptine qu’on chante aux petits enfants ;

« Ainsi font, font, font les petites marionnettes

Trois petits tours … et puis s’en vont. »

 

 

POURQUOI?

 

Pourquoi ?

Tout commence ici.

C’est  la réponse à cette question qui permet aux peuples, aux  civilisations et aux individus de s’approprier leur destin.

Pourquoi vivons-nous ? Quelle est notre mission ? Pourquoi sortons-nous du lit chaque matin ? Avons-nous une utilité ? Ne sommes-nous destinés qu’à survivre, consommer et jouir ?

Ce n’est que tardivement que j’ai pu répondre à cette question et voilà ce que j’ai compris. Cela peut vous être utile à vous aussi.

Je crée ces peintures parce que je souhaite partager ces  visions avec d’autres qui me ressemblent, des individus que je ne connais pas encore et qui sont des esprits jumeaux du mien. Parce que, statistiquement parlant  je suis certain que nous sommes quelques-uns avec cette manière de penser sur terre.

Avant, j’étais désespéré parce que je croyais être seul de mon espèce. Un jour j’ai acquis la certitude que nous étions plusieurs et qu’il n’y a avait aucune raison de subir la manière de penser des uns et l’incapacité de penser autrement que ce qu’on leur inculque aux autres.

 Je fais ce blog parce que j’ai envie de dire « Voilà je crois en ça ; je crois qu’il y a un avenir bien meilleur que celui médiocre ou nous font vivre ces élites égoïstes, incompétentes te incapables de penser à autre chose qu’à elles-mêmes. Je pense qu’on peut facilement y arriver, l’art est une des voies, mais pas la seule ».

Ce qui m’intéresse, c’est de m’adresser à un esprit suffisamment rebelle, libre, un homme affranchi qui soit  capable de comprendre et d’apprécier ce que j’ai créé. Quelqu’un qui soit assez résistant pour apprécier les œuvres, non parce qu’on lui dit ce qu’il faut admirer, mais  dont il sait par lui-même que c’est beau.

J’ai envie d’inspirer d’autres gens, de leur dire « Vous êtes libres : libres de vous fier à votre intuition, libres d’aimer par vous-même une œuvre, sans attendre que quelqu’un vous dise d’applaudir ou de huer »

Le problème des galeries de l’art n’est pas qu’elles n’aient pas toutes les qualifications et l’expérience ou  qu’elles ne sachent pas s’adapter au marché ou encore saisir de nouvelles opportunités.  Le problème n’a rien à voir avec ce qu’elles font ni comment elles le font,  c’est qu’elles ne savent plus pourquoi elles le font.

Le gouvernement les médias, les grandes entreprises, les experts,  paralysent l’esprit des individus.  Depuis si longtemps ces autorités hiérarchiques, économiques, morales, intellectuelles sont  tellement obsédées par la défense du modèle traditionnel, qu’elles mettent tout en œuvre pour protéger  le statu quo.

Certaines personnes s’accordent très bien avec cette culture qui leur fournit ce qu’il faut penser sous forme d’un prêt-à-penser standardisé et confortable. D’autres préfèrent  inventer leur propres valeurs, leurs propres critères. Je ne juge pas. Il n’est pas question de savoir ce qui est  meilleur.

Quelle que soit la culture avec laquelle on se sent le plus en accord, cela dit beaucoup de choses sur nous-mêmes.

La plupart des peintres espèrent attirer ou se faire accepter par les gens qui ont de l’argent. je reconnais avoir eu la tentation moi aussi de m’humilier auprés d’eux. Pas dans un but économique mais pour pouvoir aller au bout de mon métier, en traduisant à une échelle monumentale mes œuvres, et que pour cela j’avais besoin de fonds.

Mais les riches sont comme celui dont les Écritures racontent l’histoire qui suppliait du fond de séjour des morts Abraham d’envoyer à son secours, le pauvre Lazare. « Il y a un grand abîme entre nous et vous, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne puissent pas le faire. »

Les riches et les puissants ne m’intéressent pas parce qu’ils vivent déjà dans le séjour des morts. Toute leur puissance est illusoire, tout leur argent ne leur sert à rien.  ils n’ont pas forcément les mêmes idées que moi, ils sont rarement fidèles et ils suivent ce qu’on leur dit.

Je n’ai pas vraiment réussi socialement: je termine ma vie dans des conditions assez modestes d’existence. Comme beaucoup d’entre nous j’ai des problèmes de fin de mois. Je ne possède pas une grande maison, je n’ai pas une grosse voiture, je ne connais pas plein de gens célèbres.

Mais je me lève chaque matin en me disant la chance que j’ai de faire quelque chose que j’aime. C’est une chance incroyable. Même si je peux difficilement rendre le bonheur que ce que ça me donne, je dois le faire.

Chacun de nous devrait avoir la possibilité de venir travailler chaque jour pour faire quelque chose qu’il aime.  Je voudrais avoir  la chance de le faire comprendre à des gens qui sont dans l’état d’esprit que j’avais il y a quelques années, d’inspirer des gens et de les aider à faire ce qui les passionne.

J’aimerais me donner le mandat de transformer la culture dominante en donnant à chacun quelque chose en quoi il peut croire et se battre, de créer une communauté autour de cette idée.

Au bout du long chemin que j’ai parcouru, ce que je voudrais partager avec vous  c’est qu’il  est indispensable que vous soyez en accord avec l’univers qui vous est proche.

Le monde contient suffisamment d’endroits qui reflètent nos convictions et nos valeurs. Il y a une sorte d’aimantation qui vous attire vers ceux qui sont dans votre propre situation.

Ce que j’ai malheureusement compris trop tard et l’étrangeté de mes tableaux le traduit assez je crois, c’est que si vous ne réussissez pas dans un endroit, ce n’est pas que vous n’êtes pas bon,  incompétent ou maladroit, c’est simplement que vous n’êtes pas à votre place.

Et si vous ne pouvez absolument pas déménager de l’endroit où vous a fait vivre le hasard, alors changez le ! c’est très simple : il faut regarder les choses d’un autre point de vue, et inverser les perspectives.

Il faut offrir cette liberté aux gens de suivre un autre chemin, leur ouvrir la voie pour qu’ils puissent continuer en toute confiance à faire des choses bien plus extraordinaires que celles que je fais. Quelle satisfaction si je pouvais avoir inspiré quelqu’un qui ira plus loin, quelle bénédiction !

Alors pourquoi ce travail ? parce que  je vois arriver une ère ou les gens réussiront à résister à ce pouvoir autoritaire et insidieux en s’écartant des anciennes hypothèses et en défiant avec succès les idées stériles.

C’est la réponse à la question »pourquoi ».